Réunion du 3 mai

Notre 1ère réunion publique d’hier à la MNE a été un franc succès avec la présence d’une trentaine de personnes très intéressées et un engagement d’une vingtaine d’entre elles à poursuivre le projet avec nous.

Ce projet de Monnaie Complémentaire (MC) est une co-construction ; et c’est pourquoi le compte-rendu se contente de « lister » toute la série des questions qui ont été posées. A nous tous d’y répondre par la suite, ensemble…

  1. Où va l’argent déposé pour acheter de la MC ?
  2. Une MC est-elle importante pour le circuit « bio »
  3. Une MC permet-elle à une entreprise d’augmenter son chiffre d’affaire ?
  4. Quel est l’intérêt d’utiliser une MC si elle sert à la même chose que l’euro ?
  5. Les gens qui vont dans les magasins « bio » sont déjà sensibilisés, ce ne sont peut-être pas ceux-là que devrait viser une MC en priorité ?
  6. Une MC n’est-elle pas une façon concrète de faire de la politique en faisant des choses au quotidien ?
  7. Une MC suppose que les gens aient des euros pour acheter de la MC, cela est donc réservé aux riches ? Le SOL-engagement devrait permettre de convertir du temps personnel en MC : voir par exemple : http://transversel.apinc.org/spip/article.php3?id_article=244
  8. Est-il possible de faire une MC porteuse de solidarité en faisant que les plus riches paient leur MC plus cher que les moins fortunés ?
  9. Une MC ne pourrait-elle pas fonctionner sans euros en réserve ?
  10. Quel est l’intérêt d’une MC par rapport à un SEL ? Pourquoi utiliser un bout de papier qui a la même valeur que l’euro alors qu’il paraîtrait plus simple d’utiliser directement l’argent officiel ? Une réponse : http://transversel.apinc.org/spip/article.php3?id_article=245
  11. Une MC peut-elle créer une dynamique locale économique en rendant l’économie porteuse d’autres valeurs que le seul « intérêt » économique ?
  12. Ne faudrait-il pas bien définir le territoire sur lequel la MC circule et réfléchir à l’interchangeabilité avec d’autres MC ?
  13. Une MC peut-elle nous rendre notre pouvoir de choix ?
  14. Le SOL n’a t-il pas échoué car il est partie « d’en haut » ? Une démarche par « la base » n’aurait-elle pas plus de chance de réussite ?
  15. Une MC ne pose t-elle pas la question de l’utilité sociale de nos productions et de notre travail ?
  16. Si quelqu’un qui n’est pas adhérent accepte la MC en paiement d’un adhérent du réseau doit-il forcément prendre une adhésion ?
  17. Par quels dispositifs la MC peut permettre de financer des projets locaux ?
  18. Un système de MC dans un pays organisé sur la base des régions (landers) comme l’Allemagne, pourrait-il fonctionner aussi bien dans un pays centralisé comme la France ?
  19. Comment arriver à mobiliser l’épargne locale ?
  20. Les contraintes d’utilisation de la MC (demeurage, réseau restreint) n’en limite t-elle pas l’usage à un réseau militant volontaire et convaincu ?
  21. Comment la MC peut-elle participer à la reconnaissance des activités et services non rémunérés ?
  22. Peut-on créer la MC à partir de comptes de services sans avoir recours à son achat en euros ?
  23. Ne risque t-on pas de soustraire de la solidarité nationale (impôt) une partie de la richesse créée par la MC ? La légitimité de l’impôt est dans son affectation au Bien public ; dans une MC, les mécanismes de la « fonte » et de la « re-conversion » permettent d’abonder un fonds qui peut être affecté à un usage « relocalisé » du Bien public (à moins de ne concevoir le Bien public que défini de façon centralisatrice et jacobine).
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