A propos de nos prises de décisions collectives

Lors de nos premières réunions 3 groupes de travail se sont constitués (organisation, charte, argumentaire). Chaque groupe est chargé d’élaborer règles, procédures et documents nécessaires à la mise en œuvre de la Mesure, qui sont ensuit

e soumis en réunions « plénières » à l’ensemble des participants au projet.

La question posée :

– « il me semble prématuré de valider des textes fondateurs lors de cette prochaine plénière. Je préfère que les textes soient présentés, lus, amendés, et qu’intervienne ensuite la rédaction définitive à expédier à tous pour approbation ».

La réponse apportée :

Est-il prématuré de valider des textes fondateurs :

  • ces textes résultent de 6 mois de discussions, de constructions et d’échanges au sein de groupes de travail dont tous les CR sont sur le site.
  • Les groupes de travail font un travail préparatoire : certes ; cela ne veut pas dire que le travail repart à zéro lors d’une plénière.
  • Toutes les réunions des groupes de travail sont annoncées sur le site 2 à 3 semaines à l’avance et chacun est libre d’y participer.
  • Chacun a donc toute possibilité de participer à ces travaux avant les réunions – en faisant des propositions -, pendant les réunions – en y assistant -, après les réunions – en faisant des commentaires à la suite des comptes-rendus.

Il ne faut donc surtout pas donner l’impression :

  • ni que toutes les décisions sont bouclées à l’avance.
  • ni que les travaux préparatoires n’ont pas largement préparé les décisions.

Il y a un juste équilibre à trouver, une juste mesure :

  • si lors de la plénière, la discussion montre qu’il serait hâtif de valider : alors de nouvelles propositions seront faites.
  • mais si la discussion montre que les textes peuvent être légitimement validées, alors ils le seront.
  • Rappelons que l’association n’existe pas encore « de droit » : il n’y a donc pas d’adhérents de l’association ; et que lors d’une plénière, d’éventuels votes n’ont pas de véritables légitimité. La seule véritable légitimité vient du FAIRE de ceux qui ont préparé.
  • L’idéal, c’est que tout se passe comme pour la validation du nom même de la « mesure » : une discussion argumentée, rationnelle et raisonnable a permis de faire l’économie d’un vote et a permis de prendre une « bonne décision » au consensus.

Mais la décision n’est pas bonne parce qu’elle prise au consensus. C’est l’inverse : c’est parce qu’elle est bonne qu’elle peut être validée au consensus. Le fond l’emporte largement sur la forme (la démocratie est une « pratique » avant d’être une série de « procédures »).

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