Dauphiné Libéré du 27 mai 2011

« Une nouvelle monnaie sur Mesure »

Une pleine page consacrée à la Mesure dans le Dauphiné libéré du vendredi 27 mai. Trois articles assez fidèle

s à l’esprit d’un projet ambitieux qui s’est construit sur 1 an de discussions et qui a donc beaucoup évolué. Tous ceux qui ont d’ailleurs participé et suivi régulièrement tout le processus se rendent compte maintenant à quel point le projet réalisé est bien différent de ce qu’ils avaient imaginé ou rêvé il y a 1 an. Et c’est tant mieux.

Dans l’ambition de ce projet, il y a une dimension d’éducation populaire et c’est bien normal car une réappropriation citoyenne de l’usage de la monnaie ne peut pas se comprendre en une seule fois ou seulement intuitivement. Il y a des mécanismes, des buts et des méthodes qui doivent sans cesse être rappelés pour continuer à être discutés et modifiés, ensemble.

→ Quatre précisions :

  1. La Mesure est traditionnellement appelée une « monnaie complémentaire », pourquoi ? Parce que ce n’est pas une monnaie « alternative » qui viserait à « éliminer » l’€uro. D’autant que la Mesure est « adossée » à l’€uro : 1 Mesure vaut 1 €uro. L’expression la plus précise serait : une « monnaie « subsidiaire » ; conformément d’ailleurs à l’un des principes fondamentaux de la construction européenne : le principe de subsidiarité qui vise à toujours préférer un niveau inférieur de décision quand le niveau supérieur n’est ni légitime ni pertinent.
  2. Les €uros remplacés par la Mesure sont réinvestis, au travers du fond de garantie et en cohérence avec la Charte : dans un premier temps, l’association commune Mesure en confie la gestion et l’affectation à la Nef ; pour l’association, c’est à dire tous les utilisateurs, le second temps consistera à s’en réapproprier l’affectation, par exemple en en consacrant une partie à des projets de micro-crédits locaux.
  3. Les buts du projet ne se veulent surtout pas exclusifs : la revitalisation de l’économie et la relocalisation en font évidemment partie mais le coeur éthique de la Convention que signent les prestataires ne se réduit pas à cela : la dimension écologique, la dimension humaine, la dimension démocratique ne doivent être ni écartées ni priorisées. http://monnaie-locale-romans.org/?p=747
  4. La fonte n’est pas une perte de valeur de 2%. C’est juste le montant que le possesseur d’un billet doit acquitter pour revalider son billet. La fonte n’est pas une dévaluation mais un mécanisme d’incitation à la circulation de la monnaie. Voir les pages 6 et 7 du PowerPoint qui présente le mécanisme de la Mesure : http://monnaie-locale-romans.org/prendre-la-mesure/.

→ Deux précisions :

  • La Mesure a toujours eu pour ligne de crête d’éviter 2 pentes glissantes : celle d’une monnaie tellement fermée qu’elle serait réservée à des citoyens militants, celle d’une carte de fidélité qui réduirait le projet à 1 seule dimension, celle de l’intérêt économique. Voir le « commentaire » qui se trouvait tout en bas de la présentation que nous avions envoyé pour la Rencontre internationale qui a eu lieu à Lyon en février 2010 : http://monnaie-locale-romans.org/?p=714.
  • La Mesure est donc d’abord un projet « citoyen » au meilleur sens du terme. Sa réussite se mesurera bien au-delà de seuls critères économiques : la relocalisation d’une économie consiste bien à retrouver la dimension du lien humain au sein des échanges, fussent-ils économiques. http://monnaie-locale-romans.org/?p=770

Le fonctionnement de la Mesure est décrit plusieurs fois sur ce site :

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