Drôme Hebdo du 9 juin 2011

Chaque article qui paraît dans la presse est une bonne occasion pour apporter des précisions et lever des confusions :

  • la Mesure n’est pas une monnaie « alternative » (ce serait le cas si elle n’était pas convertible en Euro ; or elle est convertible : 1 Mesure = 1 €uro) ; c’est une monnaie « complémentaire » ; et même avec encore plus d’exactitude : une monnaie « subsidaire ».
  • C’est une monnaie « fondante » : non pas parce qu’elle perd 2% de sa valeur tous les trimestres. Tous les trimestres, le possesseur d’un billet doit le « revalider » auprès d’un comptoir d’échange et pour cela il doit s’acquitter d’une contribution de 2% de la valeur faciale du billet.
  • Quel est l’un des buts de cette « fonte » : empêcher que la Mesure devienne une monnaie spéculative. Pas plus, pas moins. Ecrivons-le nettement : la Mesure n’est pas en mesure de s’opposer à la spéculation financière mondiale. Mais cela n’a jamais été l’un de ses objectifs : elle n’en aurait de toutes façons pas du tout les moyens.
  • Nous comprenons que tous les critiques qui voudraient que la Mesure soit une monnaie alternative – en rupture intransigeante avec l’économie réellement existante – en même temps qu’une arme imparable contre la finance internationale puissent être déçus mais une « monnaie locale complémentaire » telle que la Mesure n’est qu’un outil de Transition, ce n’est pas une baguette magique qui nous transporterait dans le monde idéal de quelques-uns, c’est juste un moyen pour commencer à retrouver la maîtrise de l’usage d’une monnaie ; et cemoyen est mis à la libre disposition de tous…

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